Halte aux macro-déchets!

Une plage couverte de macro-déchets

Une plage jonchée de macro-déchets

Aujourd’hui, un point sur les macro-déchets car il n’est pas forcément facile de comprendre quels sont les enjeux environnementaux et quotidiens liés à ce qu’on est susceptible de retrouver le plus souvent sur nos littoraux.

– Quelle est la définition d’un déchet?

Il faut bien se rappeler qu’un déchet est une invention humaine. Il s’agit d’un objet dont le détenteur finit par lui attribuer une valeur nulle ou négative en décidant de ne plus exercer son droit de propriété.

– Qu’est-ce qu’un macro-déchet?

Il s’agit principalement d’un déchet humain, essentiellement en matière plastique, qui est abandonné dans la nature et que l’on retrouve souvent dans la mer en surface (rappel : la plastisphère) ou immergés.

– D’où proviennent-ils?

La plupart des macro-déchets sont issus du rejet ou de l’abandon par les usagers, souvent les citoyens, ainsi que des activités agricoles, industrielles et marines… De plus, les transports de déchets qui ne sont pas appropriés ou les décharges sauvages sont des facteurs de dépôts importants. Quel que soit leur lieu d’émission (aquatique, urbain…) ils sont transportés par le cycle de l’eau et finissent par se retrouver dans ce que l’on appelle des zones d’accumulation localisées telles que les embouchures de rivières, sur les littoraux, en mer… Un exemple frappant est celui des mégots de cigarettes, cette situation nous fait repenser certains gestes quotidiens tels qu’un simple jeter de mégots dans la rue ou dans le caniveau.

– Pourquoi parler d’une augmentation de ces déchets?

Plusieurs facteurs plus ou moins macro-sociaux sont impliqués : le taux de travail des femmes, les emballages de produits alimentaires qui répondent à une demande sociale, la multiplication des barquettes individuelles car moins de repas en commun, la place liée à l’héritage urbain… Les transformations sociales, économiques et politiques ont un impact assez souvent direct sur la consommation et la production des déchets. Ces variables sont la plupart du temps en corrélation totale. Consommation des vêtements, des portables, appareils électroniques… a changé. Dans les produits ménagers, plus de chiffons mais des lingettes individuelles. Vêtements liés car plus de recyclage de ceux-ci en chiffons…

– Quelles sont les principales techniques de retraitement et de recyclage?

Les décharges sont la technique la plus ancienne, en effet, les archéologues étudiaient les sociétés d’après les poubelles, les déchets… Les principales nuisances sont la pollution des sols (lessiva), les odeurs, les transports de camions qui emmènent les déchets dans les décharges, les nuisances visuelles… Sans oublier le choix à faire entre les rongeurs et les oiseaux.

Au XIX en Angleterre naît l’incinération, c’est-à-dire la fabrique de cuves pour avoir des résidus finaux tels que le machefer. En Grande-Bretagne cependant, cette méthode n’est plus utilisée car  les rejets ne sont pas seulement des vapeurs d’eau mais de la dioxine, du carbone ou encore des métaux lourds. Depuis 90’s, la France interdit les décharges sauf pour les déchets ultimes mais accepte l’utilisation d’incinérateurs.

Le tri implique le recyclage. C’est une technique contraignante car de la place est demandée. Le citoyen en est le principal acteur. Cela engendre des flux très importants, de la pollution et des coûts liés au recyclage. Sans rappeler que plus le déchet est sophistiqué et plus il parcourt de km (ex : l’Australie qui envoie ses déchets nucléaires à la Hague…)

– Quelles solutions apporter quotidiennement pour combattre ce ‘fléau’?

Eviter les emballages au maximum, faire attention au recyclage et aux poubelles différentes (pas d’excuses! Juste un peu de temps…). Dans un prochain article, nous allons vous montrer comment nous recyclons certaines parties des bouteilles plastique en multiples objets.

Un peu d’imagination et c’est parti! Si vous avez des exemples d’objets recyclés, n’hésitez pas!

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Nouveau concept : l’économie circulaire

Source : site internet de l'Institut de l'Economie Circulaire

Source : site internet de l’Institut de l’Economie Circulaire

« RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CREE, TOUT SE TRANFORME » maxime selon Lavoisier, le père de la chimie moderne en 1789

Le plastique et son recyclage sont au centre des débats actuels! La conférence environnementale, les 20 et 21 Septembre derniers, a eu pour thématique importante l’économie circulaire. Ce concept, qui était dénommé économie bleue dans les 70’s, est simple à comprendre, il s’agit de mettre l’accent sur le recyclage, la ‘valorisation’ et le retraitement des déchets, des déchets plastique et donc des bouteilles plastique. Le mot circulaire n’est pas choisi au hasard, l’objectif de cette notion est de sortir du modèle que l’on pourrait appeler ‘linéaire’ de la production qui amène à la consommation pour finalement jeter les objets en question. Cela est lié directement à nos modes de production et de consommation. Par le biais de cet article, nous allons tenter de vous montrer de la manière la plus exhaustive possible qu’il peut être judicieux de repenser ce modèle qui induit l’obsolescence programmée de ce que nous achetons. Plus globalement, cette problématique est liée au modèle de développement des pays fortement industrialisés qui souhaitent produire toujours plus pour développer plus (pour résumer très brièvement).

Pour pouvoir mieux comprendre le recyclage et la réutilisation des déchets, nous allons prendre l’exemple du verre. En 2011, selon le site Verre Avenir, 70.7% du verre est recyclé en France et 100% du verre collecté par apport volontaire de nos concitoyens est recyclé dans notre pays. Ainsi, nous pourrions dire que « le verre naît du verre »! Nous pourrions nous demander dans quelle mesure cela se fait? Y-a-t-il eu une communication plus poussée sur cette matière comparé au plastique ou alors y-a-t-il des enjeux plus complexes face au plastique ? Il n’est pas sans rappeler, comme nous avons tenté de vous le montrer précédemment, que des tonnes de plastique sous forme de micro-particules (de très petite taille) ou de continents de plastique polluent nos étendues d’eau. Il s’agit là d’une question qui n’a pas une seule solution ou une seule explication.

En effet, le plastique qui est un des produits et une des inventions du XIXè siècle n’a pas d’alternative réelle. De nombreuses initiatives sont prises pour tenter de le recycler au mieux mais pas de remplacement définitif de ce composant qui a de nombreux effets négatifs. Pour vous donner quelques exemples concrets :

Canibal, qui fabrique des conteneurs nouvelle génération qui permettront de recycler les emballages de boissons que nous consommons en dehors de chez nous tels que les gobelets en plastique de café ou encore les canettes en aluminium et en acier. Ils encouragent de ce fait le geste éco-citoyen qui permet de repenser notre consommation,

-La marque de vêtements de plein air Patagonia, qui a une réelle politique environnementale concernant leurs produits textiles, notamment en utilisant du polyester recyclé issu d’autres sources que des bouteilles plastiques ou encore en réduisant au maximum l’impact environnemental de leur entreprise…

Le recyclage du plastique est compliqué, deux processus sont utilisés pour traiter les emballages plastiques. Reste le problème de l’incinération des plastiques, qui sont issus d’hydrocarbures fossiles, qui émet du CO2 et des fumées polluantes qui doivent être à leur tour traités.

Face à ces problématiques, l’Institut de l’Economie Circulaire a été fondé en février 2013 pour tenter de traiter au mieux tous les aspects du recyclage des déchets et plus particulièrement des déchets plastique. Le principal message de ce lobby (incluant autant Veolia que la Fondation Nicolas Hulot) des déchets est : « l’économie circulaire, c’est l’avenir ». Ils prônent un modèle de progrès, de croissance, de respect de l’environnement… Les déchets deviennent donc la matière première et il n’y aurait donc plus besoin de fabriquer les produits mais de les recycler.

Sans prendre position, nous vous invitons à vous renseigner plus en profondeur sur ces sujets qui vont être de plus en plus prégnants dans notre quotidien. Par le biais du Masked Hallebeud, nous allons tenter de mettre en pratique un nouveau modèle de développement!

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Non à la « plastisphère »!

Un petit point en rapport avec le recyclage et la récupération des bouteilles plastique. Notre matériau de base : le plastique, alors bien que nous ne soyons pas de ‘purs’ écolos, nous avons intégré certains réflexes dans notre mode de vie : recyclage des déchets, attention à l’eau que nous utilisons…et nous sommes conscients qu’il faut faire attention à notre empreinte écologique sur bien des aspects. Bien évidemment, nous mettons le plastique de côté pour ne pas le mélanger avec les autres déchets. De plus, le fait de récupérer des bouteilles plastique dans la construction de la barque nous permet de montrer qu’il est tout à fait possible de récupérer des déchets non biodégradables pour les réutiliser à des fins utiles. Mais pourquoi faire attention au plastique ?

  • Une bouteille en plastique met plusieurs siècles à se dégrader et ce temps est encore plus long lorsque celle-ci n’est pas à la lumière ! Fabriquées avec du pétrole, du gaz naturel, pour rappel ressources non renouvelables, et du polyéthylène téréphtalate ou pour les intimes : le PET. Le problème = majorité des bouteilles non recyclée et les cadavres laissés pour compte à de nombreux endroits, notamment dans de étendues d’eau telles que les affluents de fleuves, les océans…
  • Pour vous donner une petite idée de ce que peut représenter toute la surface d’une bouteille plastique réutilisée, 1 tonne de plastique recyclé permet d’économiser environ une tonne de pétrole (ce qui nous vous le rappelons est plutôt non négligeable).
  • Paradoxe pour les pays riches qui ont un bon accès à l’eau du robinet mais qui représentent 85% de la consommation d’eau embouteillée mondiale.
  • Quelques données concrètes : 1 bouteille recyclée = 7 cartes à puce et 70 bouteilles recyclées = une couette deux personnes !
  • Pour resituer à une échelle plus macro le non-recyclage du plastique, d’après une étude Environmental Science and Technology, le plastique est un des déchets marins en plus grande proportion (environ 75%). Le plastique deviendrait-il un nouvel habitat pour les microbes et les bactéries sur la surface océane ? Etant donné la longueur de la période de dégradation de ces entités, un nouvel écosystème appelé la ‘plastisphère’ ou ‘continent plastique’ se développe. Un néologisme qui fait suite à de nombreuses réflexions et études de scientifiques.
  • Pour vous donner une idée concrète de notre rapport aux bouteilles plastique, voici quelques informations et quelques chiffres. La France est un des plus gros producteurs mondiaux de bouteilles d’eau , un des plus gros exportateurs et les citoyens  français boivent plus de 150L d’eau par an, ce qui équivaut à une moyenne de 10 milliards de bouteilles par an, ce qui n’est même pas comparable avec la consommation américaine cependant.
  • Il existe de nombreuses polémiques autour des grandes multinationales d’eau en bouteilles (sur lesquelles nous reviendrons à plusieurs reprises). Le cas Cristalline (du groupe Neptune) qui émet des pressions par rapport à l’eau du robinet qui comporterait des substances nocives alors qu’il s’agit de l’un des ‘produits’ les plus surveillés par les agences sanitaires, est un exemple frappant. Sans rentrer dans le débat, cela nous offre une ouverture de réflexion quant à la commercialisation de l’eau en bouteilles, des conséquences sur notre environnement et de la présence du plastique ainsi que de notre consommation de bouteilles plastique quotidienne.

Par la présente, nous espérons vous intéresser au recyclage du plastique (par le biais des bouteilles), à la revalorisation des déchets ‘communs’. Il est possible de donner une deuxième vie aux objets nous paraissant sans vie!

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