Trophée Recyclatta : 1ère régate de bateaux en bouteilles!

Louis Palmer, journaliste de voyage et aventurier suisse, a réussi son tour du monde en véhicule fonctionnant à l’énergie solaire. Le Solar Taxi est un véhicule à trois roues avec une remorque sur laquelle sont disposés des panneaux solaires. Aucun CO2 n’a pas été émis de tout le trajet, en effet, l’engin est complètement autonome. Mr Palmer a pu parcourir 53000km et environ 9/10ème de la planète. il a voulu montrer qu’il était possible de se déplacer en utilisant uniquement des énergies renouvelables, notamment lors de sa traversée de l’Amérique du Sud en ULM. « It’s time to show the solutions » pourrait être le mantra de son film réalisé à la suite de cette expérience

Traversée folle de la planète avec le Solar Taxi Source : http://www.caradisiac.com/Tour-du-monde-ecolo-des-nouvelles-du-Solartaxi-4551.htm

Traversée folle de la planète avec le Solar Taxi
Source : http://www.caradisiac.com/Tour-du-monde-ecolo-des-nouvelles-du-Solartaxi-4551.htm

 

C’est donc lui qui est à l’origine du Trophée Recyclatta, unique en son genre pour le moment, qui a eu lieu en 2013. Tout individu ou organisation avait l’autorisation de concourir à condition de respecter le matériau du bateau : les bouteilles PET. 40 équipages de 2 à 10 personnes se sont mesurés lors de la Zürich Fäscht. Le jury devait noter les participants en fonction de la vitesse, l’esthétique et de l’endurance.

 

Un drakkar s'est inséré dans la compétition! Source : http://www.recyclatta.ch/

Un drakkar s’est inséré dans la compétition!
Source : http://www.recyclatta.ch/

 

La créativité dans tous ses états! Source : http://www.recyclatta.ch/

La créativité dans tous ses états!
Source : http://www.recyclatta.ch/

D’autres initiatives ont vu le jour par la suite, tel Rafiot Cyclé.

Des déguisements des plus originaux. Source : http://www.rafiotcycle.com/#!-/c10wv

Des déguisements des plus originaux.
Source : http://www.rafiotcycle.com/#!-/c10wv

D’ici peu, vous pourrez voir le Masked Hallebeud à la une des journaux après une régate!

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Le champignon qui nous sauvera tous!

C’est une REVOLUTION que nous sommes en train de vivre! Des étudiant américains de l’Université de Yale ont découvert en Amazonie un champignon plutôt sympathique! En effet, celui ci dégrade le polyuréthane, une des composantes principales du plastique des bouteilles d’eau. De plus, ce polymère est très utilisé dans les peintures, les adhésifs et les mousses de plastique.

Le champignon en action! Source : http://crefrance.ning.com/profiles/blogs/pestalotiopsis-microspora-contre-polyur-thane

Le champignon en action!
Source : http://crefrance.ning.com/profiles/blogs/pestalotiopsis-microspora-contre-polyur-thane

 

Un déchet biodégradable est un matériau qui peut disparaître complètement suite à l’action de microorganismes tels des champignons ou des bactéries. Ainsi, le développement des matières plastique synthétiques et leur surexploitation ont entraîné l’amoncellement massif de déchets non-biodégradables à durée de vie très longue dans les milieux marins, dans les décharges et constituent des nuisances visuelles dans certaines parties du monde. Petit rappel : le plastique met 50 à 200 ans pour se décomposer, ce qui représente une des problématiques de notre siècle!

Un des exemples de ce qui nous entoure

Un des exemples de ce qui nous entoure.
Source : http://www.ecofriend.com/fungus-amazon-eat-toxic-plastic-problem-ease.html

 

Toutefois, certains champignons sont déjà utilisés pour décomposer le plastique mais ont besoin d’un coup de pouce humain comme dans les processus de compostage. Il s’agit d’un procédé biologique qui permet, sous l’action de bactéries aérobies, à savoir en présence d’oxygène, la dégradation accélérée de déchets organiques pour produire du compost.

Une petite fiche pour mieux comprendre le fonctionnement du compost. Source : http://www.charreysursaone.fr/tout-sur-le-compostage---faire-son-compost

Une petite fiche pour mieux comprendre le fonctionnement du compost.
Source : http://www.charreysursaone.fr/tout-sur-le-compostage—faire-son-compost

 

Le Pestalotiopsis Microspora est quant à lui autonome, plus indépendant que ses congénères! Cet énergumène permettrait une meilleure oxygénation des sols et une dégradation plus rapide et plus efficace du plastique. Son plus est qu’il peut réaliser sa mission dans des milieux peu fournis en oxygène ce qui permettrait de l’implanter dans les stations d’épuration ou dans les décharges par exemple où les amas de plastiques sont recouverts d’une grosse couche de déchets autres et de terre, ce qui diminue considérablement l’oxygénation. Une enzyme secrète du champignon permettrait d’affaiblir les liens chimiques du polymère.

Voici le spécimen! Source : http://mymondo.org/tag/fungus/

Voici le spécimen!
Source : http://mymondo.org/tag/fungus/

 

Nous n’avons pas fini de faire l’éloge de ces végétaux hybrides :

– pleins de nutriments,

– riches en fibres,

– utilisés dans la médecine chinoise pour traiter pour certains les insomnies, calmer les nerfs et pour d’autres de réduire le cholestérol et l’asthme…

Tout comme Jack Herer, ‘l’empereur du chanvre’ qui énonçait  que le chanvre permettrait de « fournir la totalité des papiers et textiles de la planète, de répondre à tous nos besoins en matière de transports, d’industrie et d’énergie (…) tout en réduisant la pollution », faudrait-il accorder plus d’importance aux champignons?

C’est une avancée certaine pour la recherche ayant pour but la dégradation et la composition des plastiques et de certains polymères.

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Halte aux macro-déchets!

Une plage couverte de macro-déchets

Une plage jonchée de macro-déchets

Aujourd’hui, un point sur les macro-déchets car il n’est pas forcément facile de comprendre quels sont les enjeux environnementaux et quotidiens liés à ce qu’on est susceptible de retrouver le plus souvent sur nos littoraux.

– Quelle est la définition d’un déchet?

Il faut bien se rappeler qu’un déchet est une invention humaine. Il s’agit d’un objet dont le détenteur finit par lui attribuer une valeur nulle ou négative en décidant de ne plus exercer son droit de propriété.

– Qu’est-ce qu’un macro-déchet?

Il s’agit principalement d’un déchet humain, essentiellement en matière plastique, qui est abandonné dans la nature et que l’on retrouve souvent dans la mer en surface (rappel : la plastisphère) ou immergés.

– D’où proviennent-ils?

La plupart des macro-déchets sont issus du rejet ou de l’abandon par les usagers, souvent les citoyens, ainsi que des activités agricoles, industrielles et marines… De plus, les transports de déchets qui ne sont pas appropriés ou les décharges sauvages sont des facteurs de dépôts importants. Quel que soit leur lieu d’émission (aquatique, urbain…) ils sont transportés par le cycle de l’eau et finissent par se retrouver dans ce que l’on appelle des zones d’accumulation localisées telles que les embouchures de rivières, sur les littoraux, en mer… Un exemple frappant est celui des mégots de cigarettes, cette situation nous fait repenser certains gestes quotidiens tels qu’un simple jeter de mégots dans la rue ou dans le caniveau.

– Pourquoi parler d’une augmentation de ces déchets?

Plusieurs facteurs plus ou moins macro-sociaux sont impliqués : le taux de travail des femmes, les emballages de produits alimentaires qui répondent à une demande sociale, la multiplication des barquettes individuelles car moins de repas en commun, la place liée à l’héritage urbain… Les transformations sociales, économiques et politiques ont un impact assez souvent direct sur la consommation et la production des déchets. Ces variables sont la plupart du temps en corrélation totale. Consommation des vêtements, des portables, appareils électroniques… a changé. Dans les produits ménagers, plus de chiffons mais des lingettes individuelles. Vêtements liés car plus de recyclage de ceux-ci en chiffons…

– Quelles sont les principales techniques de retraitement et de recyclage?

Les décharges sont la technique la plus ancienne, en effet, les archéologues étudiaient les sociétés d’après les poubelles, les déchets… Les principales nuisances sont la pollution des sols (lessiva), les odeurs, les transports de camions qui emmènent les déchets dans les décharges, les nuisances visuelles… Sans oublier le choix à faire entre les rongeurs et les oiseaux.

Au XIX en Angleterre naît l’incinération, c’est-à-dire la fabrique de cuves pour avoir des résidus finaux tels que le machefer. En Grande-Bretagne cependant, cette méthode n’est plus utilisée car  les rejets ne sont pas seulement des vapeurs d’eau mais de la dioxine, du carbone ou encore des métaux lourds. Depuis 90’s, la France interdit les décharges sauf pour les déchets ultimes mais accepte l’utilisation d’incinérateurs.

Le tri implique le recyclage. C’est une technique contraignante car de la place est demandée. Le citoyen en est le principal acteur. Cela engendre des flux très importants, de la pollution et des coûts liés au recyclage. Sans rappeler que plus le déchet est sophistiqué et plus il parcourt de km (ex : l’Australie qui envoie ses déchets nucléaires à la Hague…)

– Quelles solutions apporter quotidiennement pour combattre ce ‘fléau’?

Eviter les emballages au maximum, faire attention au recyclage et aux poubelles différentes (pas d’excuses! Juste un peu de temps…). Dans un prochain article, nous allons vous montrer comment nous recyclons certaines parties des bouteilles plastique en multiples objets.

Un peu d’imagination et c’est parti! Si vous avez des exemples d’objets recyclés, n’hésitez pas!

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L’étonnante méthode SODIS.

Aujourd’hui, alors que je parlais du bateau en bouteilles plastique à un collègue, il me fit part d’une solution permettant de désinfecter de l’eau et de la rendre potable avec la simple aide du soleil!

Il s’agit de la méthode Sodis (abréviation de Solar Water Disinfection). Cette méthode a pour but de désinfecter l’eau et de la rendre potable et ainsi éviter tout risque de maladies diarrhéiques et autres virus.

La méthode est plutôt simple :

  • Remplir des bouteilles de plastique incolores en PET  d’eau (bouteilles < 3L), ou en verre.
  • Exposez ces bouteilles remplies d’eau pendant 6 heures au soleil (2 jours si ciel couvert)

Le principe est que les rayons du soleil (UVA) tuent les germes infectieux et donc les virus, les bactéries et autres parasites. Cette méthode fonctionne aussi par basse température que ce soit de l’air ou de l’eau, donc pas besoin de forte chaleur, ce qui est intéressant et novateur!

Son enjeu

Permettre à des populations n’ayant pas accès à l’eau potable de consommer de l’eau sans être atteintes par des virus. Selon le site de SODIS, chaque jour, « 4000 enfants meurent encore des suites de maladies diarrhéiques »sodis-logo

Ça marche vraiment ?

Diverses recherches ont été menées et ont pu prouver l’efficacité de cette méthode. Des organisations telles que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l’UNICEF (United Nations International  Children’s Emergency Fund pour le petit rappel) et la Croix-Rouge recommandent cette méthode.

Vous pouvez consulter le site internet Sodis :  http://www.sodis.ch/index_FR

Pour connaître le mode d’emploi de la méthode, des précisions sur la méthode, et voir certaines fiches précieuses, cliquez ici

 

La méthode SODIS en 5 points

La méthode SODIS en 5 points

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Vers une société du Verdissement?

A Marseille en 2008 a eu lieu une exposition consacrée au greenwashing et à son expansion!

A Marseille en 2008 a eu lieu une exposition consacrée au greenwashing et à son expansion!

Si vous ne connaissez pas encore ce terme, qui est répété incessamment dans les médias et reportages ‘chocs’, nous allons le définir pour vous. Le Greenwashing ou l’écoblanchiment en français, est en partie la mise en avant écolo d’une entreprise ou d’une administration. Bien souvent, cela transparaît dans les publicités, dans les sponsors ou encore dans les choix de partenaires pour donner une image écolo-responsable à ces entités. Le terme datant de 1989 a été repris dans les années 2000 avec l’expansion du phénomène par de nombreuses multinationales, associations et acteurs du développement durable et de l’environnement, dans l’industrie automobile par exemple. Il est issu, à la base du terme ‘brainwash’ ou lavage de cerveau, qui est une expression forte et qui montre bien la visée des entreprises de consommation qui utilisent ce procédé marketing.

Les palmes d’or en utilisation du Greenwashing  reviennent à  :

– l’automobile,

– l’informatique,

– les produits pour la maison,

– l’agro-alimentaire!!

Pour vous donner des exemples concrets, les entreprises utilisent leur budget pour changer leur logo, c’est-à-dire leur identité visuelle plutôt que dans la lutte réelle aux atteintes à l’environnement et à la pollution inhérentes à leur activité! L’utilisation du mot ‘vert’ à toutes les sauces est aussi une des facettes d’un verdissement à tout va!  Pour recentrer le débat sur une de nos thématiques de base, à savoir le plastique et sa réutilisation, nous vous invitons à vérifier que les bouteilles plastique soient réellement recyclables et en matériaux ‘verts’! En effet, la polémique autour de la bouteille végétale Volvic n’en finit pas de faire réfléchir à ces questions qui vont être de plus en plus importantes.

Ce que nous achetons a-t-il vraiment les propriétés indiquées sur l’emballage? Les marques font-elles passer un message éthique et durable en accord avec les perceptions de ses consommateurs ou est-ce seulement une question de publicité pour se faire reconnaître? Le processus est plus complexe et ne peut se résumer si simplement mais nous tentons d’ouvrir des pistes de réflexion. Cependant, tout n’est pas négatif et nous vous invitons à repenser votre consommation et à réfléchir à l’impact de celle-ci. De nombreuses initiatives sont prises et sont honnêtes comme par exemple le moteur de recherche Ecosia qui vous permet de replanter des arbres à chaque ‘clic’. Pour vous aider à y voir plus clair, vous pouvez aller consulter le Guide Anti Greenwashing de l’ADEME, un des acteurs phares en France concernant les questions de l’énergie, du développement durable et même du recyclage.

Le Masked Hallebeud ne fait en aucun cas partie de ces ‘verdisseurs’ et vous pourrez le vérifier avec les photos et les plans que nous publierons dans peu de temps!

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Petite infographie tout en douceur

Une petite « infographie sur l’eau » réalisée par nos soins.

Elle est petite mais va nous amener à d’autres essais de ce genre. Notamment des fiches visant à découvrir diverses possibilités à la portée de chacun pour réduire et économiser l’eau.

Les informations de cette « infographie » ont été tirées du livre « Comment parler d’écologie aux enfants« , d’Aurore Soares.

 

Quelques chiffres sur l'eau

Quelques chiffres sur l’eau

Si vous avez des commentaires, remarques ou autres, n’hésitez surtout pas! 🙂

 

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« La malédiction du plastique »

Si vous voulez mieux comprendre et surtout simplement la pollution de nos océans par le plastique, nous vous invitons à regarder ce documentaire par Arte, instructif et imaginatif! Il dure environ 1H30 mais vous allez plonger dedans sans vous arrêtez, nous vous le garantissons!

http://www.youtube.com/watch?v=lJZIiU_VukA

Par ailleurs, nous avons décidé de ramasser les déchets à l’aide de notre barque en bouteilles, dans un premier temps dans la Marne et ensuite dans les océans! Nous vous montrerons tout ça une fois notre bateau à l’eau.

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Nouveau concept : l’économie circulaire

Source : site internet de l'Institut de l'Economie Circulaire

Source : site internet de l’Institut de l’Economie Circulaire

« RIEN NE SE PERD, RIEN NE SE CREE, TOUT SE TRANFORME » maxime selon Lavoisier, le père de la chimie moderne en 1789

Le plastique et son recyclage sont au centre des débats actuels! La conférence environnementale, les 20 et 21 Septembre derniers, a eu pour thématique importante l’économie circulaire. Ce concept, qui était dénommé économie bleue dans les 70’s, est simple à comprendre, il s’agit de mettre l’accent sur le recyclage, la ‘valorisation’ et le retraitement des déchets, des déchets plastique et donc des bouteilles plastique. Le mot circulaire n’est pas choisi au hasard, l’objectif de cette notion est de sortir du modèle que l’on pourrait appeler ‘linéaire’ de la production qui amène à la consommation pour finalement jeter les objets en question. Cela est lié directement à nos modes de production et de consommation. Par le biais de cet article, nous allons tenter de vous montrer de la manière la plus exhaustive possible qu’il peut être judicieux de repenser ce modèle qui induit l’obsolescence programmée de ce que nous achetons. Plus globalement, cette problématique est liée au modèle de développement des pays fortement industrialisés qui souhaitent produire toujours plus pour développer plus (pour résumer très brièvement).

Pour pouvoir mieux comprendre le recyclage et la réutilisation des déchets, nous allons prendre l’exemple du verre. En 2011, selon le site Verre Avenir, 70.7% du verre est recyclé en France et 100% du verre collecté par apport volontaire de nos concitoyens est recyclé dans notre pays. Ainsi, nous pourrions dire que « le verre naît du verre »! Nous pourrions nous demander dans quelle mesure cela se fait? Y-a-t-il eu une communication plus poussée sur cette matière comparé au plastique ou alors y-a-t-il des enjeux plus complexes face au plastique ? Il n’est pas sans rappeler, comme nous avons tenté de vous le montrer précédemment, que des tonnes de plastique sous forme de micro-particules (de très petite taille) ou de continents de plastique polluent nos étendues d’eau. Il s’agit là d’une question qui n’a pas une seule solution ou une seule explication.

En effet, le plastique qui est un des produits et une des inventions du XIXè siècle n’a pas d’alternative réelle. De nombreuses initiatives sont prises pour tenter de le recycler au mieux mais pas de remplacement définitif de ce composant qui a de nombreux effets négatifs. Pour vous donner quelques exemples concrets :

Canibal, qui fabrique des conteneurs nouvelle génération qui permettront de recycler les emballages de boissons que nous consommons en dehors de chez nous tels que les gobelets en plastique de café ou encore les canettes en aluminium et en acier. Ils encouragent de ce fait le geste éco-citoyen qui permet de repenser notre consommation,

-La marque de vêtements de plein air Patagonia, qui a une réelle politique environnementale concernant leurs produits textiles, notamment en utilisant du polyester recyclé issu d’autres sources que des bouteilles plastiques ou encore en réduisant au maximum l’impact environnemental de leur entreprise…

Le recyclage du plastique est compliqué, deux processus sont utilisés pour traiter les emballages plastiques. Reste le problème de l’incinération des plastiques, qui sont issus d’hydrocarbures fossiles, qui émet du CO2 et des fumées polluantes qui doivent être à leur tour traités.

Face à ces problématiques, l’Institut de l’Economie Circulaire a été fondé en février 2013 pour tenter de traiter au mieux tous les aspects du recyclage des déchets et plus particulièrement des déchets plastique. Le principal message de ce lobby (incluant autant Veolia que la Fondation Nicolas Hulot) des déchets est : « l’économie circulaire, c’est l’avenir ». Ils prônent un modèle de progrès, de croissance, de respect de l’environnement… Les déchets deviennent donc la matière première et il n’y aurait donc plus besoin de fabriquer les produits mais de les recycler.

Sans prendre position, nous vous invitons à vous renseigner plus en profondeur sur ces sujets qui vont être de plus en plus prégnants dans notre quotidien. Par le biais du Masked Hallebeud, nous allons tenter de mettre en pratique un nouveau modèle de développement!

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Les guerres de l’eau

Source: campagne UNICEF pour l'accès à l'eau pour tous

Source: campagne UNICEF pour l’accès à l’eau pour tous

Elle organisait socialement et politiquement les sociétés dites ‘traditionnelles’. Aucune société n’a pu et ne peut s’affranchir de sa dépendance à l’eau du à son caractère essentiel. Il ne faut pas oublier que l’eau est indispensable à la reproduction de la vie humaine, ainsi elle a quasiment toujours eu une valeur sacrée, presque religieuse. Dans de nombreuses cosmogonies et mythologies, l’eau est centrale, sacralisée et mystifiée. Cette ressource a une signification particulière dans chaque religion ou croyance, en effet, dans de nombreux rituels l’eau est fêtée ou encore partagée par la collectivité. Dans les mythes des civilisations de Mésopotamie, la déesse Tiamat est incarnée par la mer ainsi que par la mère et représente la totalité cosmique, divine… A partir de celle-ci sont créés le ciel (qui est une divinité masculine) et la terre (qui est une divinité féminine). Cette sacralisation de l’eau provient des religions polythéistes mais a été reprise par les religions monothéistes. Dans la bible, le déluge est un événement important et dans l’Islam, l’eau est l’élément fondateur de la vie.

Dans nos sociétés ‘modernes’ industrialisées, nous n’avons, à priori, pas à subir de problèmes ni de contraintes liés à notre consommation d’eau, nous n’avons d’ailleurs pour la plupart pas besoin de rationner notre quantité d’eau. Néanmoins, il faut y faire attention pour ne pas la gaspiller afin de permettre au plus grand nombre et à ceux qui n’ont pas cette chance d’y avoir accès. Des forums et contre forums de l’eau existent et ont lieu à travers le monde pour gérer cette ressource au mieux et tenter d’offrir un accès démocratique à celle-ci. En effet, il n’est pas sans rappeler que le manque d’eau potable est la première cause de mortalité dans le monde. Le sixième forum de l’eau, qui a eu lieu à Marseille en 2012 et surnommé « la politique des solutions » avait, entre autre, pour thématiques l’eau comme bien public ainsi que le maintien de la planète bleu.

Parallèlement aux Forums Mondiaux de l’Eau se sont tenus les Forums Alternatifs de l’Eau dans un but de promotion et d’élaboration d’un discours ‘alternatif’ pour une gestion démocratique de l’eau. Cet anti-forum veut faire reconnaître l’eau comme bien commun de l’humanité. Cependant, mettre en place des actions et réaliser les objectifs cités prend du temps et demande des ressources non négligeables. De plus, les grandes multinationales, selon le forum alternatif, privilégient la rentabilité face à l’accès et aux équipements. De nombreux réseaux d’influence et lobbyings changent la donne et empêchent la démocratisation de l’accès à l’eau aux plus opprimés et aux plus faibles. La ressource en eau est donc bien une question sociétale et politique. La marchandisation de l’eau est un terme nouveau qui est issu de ces grands forums porteurs de débats et de réflexions. Un excellent exemple en Afrique du Sud, plus précisèment à Soweto, permettant d’illustrer en partie la crise de la gestion de l’eau.

Bien que nous ne soyons pas des experts dans le domaine, il nous paraît important de s’intéresser et de se documenter plus largement sur les problématiques autour de notre environnement et des lieux où nous comptons déposer notre bateau en bouteilles plastique = le Masked Hallebeud!

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Non à la « plastisphère »!

Un petit point en rapport avec le recyclage et la récupération des bouteilles plastique. Notre matériau de base : le plastique, alors bien que nous ne soyons pas de ‘purs’ écolos, nous avons intégré certains réflexes dans notre mode de vie : recyclage des déchets, attention à l’eau que nous utilisons…et nous sommes conscients qu’il faut faire attention à notre empreinte écologique sur bien des aspects. Bien évidemment, nous mettons le plastique de côté pour ne pas le mélanger avec les autres déchets. De plus, le fait de récupérer des bouteilles plastique dans la construction de la barque nous permet de montrer qu’il est tout à fait possible de récupérer des déchets non biodégradables pour les réutiliser à des fins utiles. Mais pourquoi faire attention au plastique ?

  • Une bouteille en plastique met plusieurs siècles à se dégrader et ce temps est encore plus long lorsque celle-ci n’est pas à la lumière ! Fabriquées avec du pétrole, du gaz naturel, pour rappel ressources non renouvelables, et du polyéthylène téréphtalate ou pour les intimes : le PET. Le problème = majorité des bouteilles non recyclée et les cadavres laissés pour compte à de nombreux endroits, notamment dans de étendues d’eau telles que les affluents de fleuves, les océans…
  • Pour vous donner une petite idée de ce que peut représenter toute la surface d’une bouteille plastique réutilisée, 1 tonne de plastique recyclé permet d’économiser environ une tonne de pétrole (ce qui nous vous le rappelons est plutôt non négligeable).
  • Paradoxe pour les pays riches qui ont un bon accès à l’eau du robinet mais qui représentent 85% de la consommation d’eau embouteillée mondiale.
  • Quelques données concrètes : 1 bouteille recyclée = 7 cartes à puce et 70 bouteilles recyclées = une couette deux personnes !
  • Pour resituer à une échelle plus macro le non-recyclage du plastique, d’après une étude Environmental Science and Technology, le plastique est un des déchets marins en plus grande proportion (environ 75%). Le plastique deviendrait-il un nouvel habitat pour les microbes et les bactéries sur la surface océane ? Etant donné la longueur de la période de dégradation de ces entités, un nouvel écosystème appelé la ‘plastisphère’ ou ‘continent plastique’ se développe. Un néologisme qui fait suite à de nombreuses réflexions et études de scientifiques.
  • Pour vous donner une idée concrète de notre rapport aux bouteilles plastique, voici quelques informations et quelques chiffres. La France est un des plus gros producteurs mondiaux de bouteilles d’eau , un des plus gros exportateurs et les citoyens  français boivent plus de 150L d’eau par an, ce qui équivaut à une moyenne de 10 milliards de bouteilles par an, ce qui n’est même pas comparable avec la consommation américaine cependant.
  • Il existe de nombreuses polémiques autour des grandes multinationales d’eau en bouteilles (sur lesquelles nous reviendrons à plusieurs reprises). Le cas Cristalline (du groupe Neptune) qui émet des pressions par rapport à l’eau du robinet qui comporterait des substances nocives alors qu’il s’agit de l’un des ‘produits’ les plus surveillés par les agences sanitaires, est un exemple frappant. Sans rentrer dans le débat, cela nous offre une ouverture de réflexion quant à la commercialisation de l’eau en bouteilles, des conséquences sur notre environnement et de la présence du plastique ainsi que de notre consommation de bouteilles plastique quotidienne.

Par la présente, nous espérons vous intéresser au recyclage du plastique (par le biais des bouteilles), à la revalorisation des déchets ‘communs’. Il est possible de donner une deuxième vie aux objets nous paraissant sans vie!

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